Retour à l'accueil


   Pourquoi Vilnius  |  Mythes fondateurs  |  Charme de la vieille ville  |  Patrimoine civil  |  Patrimoine religieux  |  Infos pratiques
Vilnius : capitale multiculrurelle. Patrimoine religieux

Une ville multi-religieuse
Depuis sa création en 1323 et pendant une soixantaine d’années, les grands-ducs et les habitants de Vilnius sont païens. Mais il y a déjà des « îlots » catholiques et orthodoxes dans la ville. A partir de 1387 le christianisme devient religion dominante comme le prouvent les nombreux édifices religieux d’époque gothique et surtout la Cathédrale-Basilique dont l’origine est romane.

La splendeur des églises qui, au cours des siècles suivants, émaillent la ville est surprenante. Leur nombre aussi. Le haut clergé et les évêques en particulier y ont exercé longtemps le pouvoir. A tel point que, pour lutter contre la réforme et le dénuement de ses temples, les Jésuites ont fait construire à Vilnius les plus belles églises baroques d’Europe du Nord.

La plupart des églises de Vilnius ont été transformées en entrepôts pendant la période soviétique. Elles sont actuellement patiemment restaurées et quelques unes ont déjà retrouvé leur splendeur passée. Elles constituent un véritable musée de l’architecture religieuse.

La Jérusalem du Nord

A partir du 14e siècle et surtout au cours du 16e siècle, une importante communauté juive se développe, créant ses écoles, ses lieux de réunion, ses centres administratifs et ses synagogues. Elle représente bientôt 40 % de la population. Vilnius est alors baptisée « la Jérusalem du Nord ».

Mais au 20e siècle les Nazis, puis les Soviétiques envahissent la ville, exterminent la presque totalité de la population juive. De son patrimoine exceptionnel il ne reste bien évidemment … que le souvenir et quelques inscriptions hébraïques ressuscitées dans les rues de l’ancien ghetto.

Enfin, les multiples périodes de domination russe ont entraîné la construction d’églises orthodoxes dont les dômes enluminés ponctuent toujours le ciel de Vilnius.


PATRIMOINE CATHOLIQUE : du gothique ...
¤¤¤ La cathédrale

Son nom complet « Archi-Cathédrale-Basilique » prouve son importance. Haut lieu de prière et de rassemblement pour les catholiques de toute la Lituanie, elle abrite les fêtes et cérémonies aussi bien nationales que populaires.

Construite du 13e siècle au 15e siècle elle possède des souterrains qui permettent de lire l’histoire du Grand-Duché à livre ouvert. D’abord parce qu’on peut encore y voir les murs des premiers sanctuaires. Mais encore et surtout parce qu’ils servaient de sépultures aux rois, aux princes, aux évêques et à toute la noblesse lituanienne. Dans le mausolée royal repose Alexandre, petit-fils de Gédiminas fondateur de Vilnius. Il fut à la fois Grand-Duc de Lituanie et roi de Pologne.

¤¤¤ l’Eglise Sainte-Anne

Chef d’œuvre rose du gothique tardif, elle était si charmante que, selon la légende, Napoléon, de passage à Vilnius, eut envie de l’emporter à Paris « dans le creux de sa main ». Inchangée jusqu’à nos jours, elle est le symbole de la ville.

¤¤ L’Eglise des Bernardins

Eglise fortifiée, elle était conçue à l’origine comme un édifice de défense. Les meurtrières de sa façade nord le prouvent encore. En revanche, son fronton principal de style Renaissance et ses fresques plus tardives dégagent un sentiment de paix. Les moines franciscains, qui en avaient été chassés au 19e siècle, y sont revenus et la restauration de l’édifice s’achève.

¤¤ L’Eglise Saint-Jean

Gothique aussi à l’origine, elle complète l’architecture de l’Université. Successivement entrepôt puis musée de l’Université, elle est redevenue une des principales églises de la ville que son clocher domine. Au 18e siècle, sa façade a été refaite par le plus célèbre architecte baroque de l’époque. On peu donc considérer qu’elle sert de passerelle entre ces deux styles architecturaux.

... au baroque
¤¤ L’Eglise Sainte-Thérèse

Une des premières constructions baroques de Lituanie, elle appartenait au monastère de Carmes Déchaussés et son plan copie celui de l’Eglise romaine appartenant au même ordre religieux : Santa Maria della Scala.

Sa façade composée de grès suédois, de granites et de marbres est l’œuvre de Constantin Tencallo, architecte à la cour du roi Ladislas Vasa. L’intérieur de l’église date du 18e siècle et son maître-autel vaut le détour.

¤¤¤ L’ Eglise Saint-Pierre et Paul

Chef d’œuvre de l’art baroque, elle abrite 2000 sculptures en stuc d’une facture parfaite. Elles sont l’œuvre des plus grands maîtres italiens du 17e siècle. Un vrai musée.

¤¤¤ L’Eglise Sainte-Catherine

Première église à avoir été restaurée après le retour à l’indépendance, elle témoigne du baroque tardif puisqu’elle faisait partie du couvent des Bénédictins qui connut son essor du 18e au 19e siècles. Ses tours gracieuses et ses frontons ont été créés lors de sa reconstruction après le grand incendie de la ville de 1737. Devenue, comme les autres, entrepôt pendant l’époque soviétique, une nouvelle reconstruction s’imposait. Ce fut la première à être entreprise après l’indépendance et s’acheva en 2006. L’église est aujourd’hui centre culturel.

PAPTRIMOINE ORTHODOXE
¤¤¤ L’Eglise du Saint-Esprit

C’est la plus importante église orthodoxe de toute la Lituanie. Ses deux monastères, un pour les religieuses, un pour les religieux, sont les seuls encore en activité dans tout le pays. Cette église est aussi le seul édifice religieux orthodoxe a avoir été bâti selon le plan en croix latine à l’époque baroque.

Mais elle connut une histoire tourmentée. Complètement détruite par le feu lors de l’incendie de la ville, elle a été reconstruite par l’un des plus célèbres architectes baroques du pays. Plusieurs fois détruite ou endommagée, encore reconstruite au 19e siècle, elle a été enfin réhabilitée après l’indépendance.

L’intérieur constitue un véritable musée de sculptures et de moulures en marbre et en stuc. A admirer : le reliquaire ouvragé qui contient les restes de trois saints.

¤¤ L'église de la Vierge Mère de Dieu

Principal sanctuaire pour les orthodoxes de Lituanie, elle était basilique il y a six siècles. Ses origines légendaires remontent aux 14e et 15e siècles. Entièrement reconstruite au16e, elle a longtemps appartenu au Uniates (Orthodoxes ayant passé des accords avec le catholicisme romain).

Confiée ensuite à l’Université, elle abrita bibliothèque, musée, amphithéâtre et salle de dissection. Ce n’est qu’au 19e siècle qu’elle est enfin rendue aux orthodoxes qui la reconstruisent.

PATRIMOINE JUIF
Pendant 700 ans une communauté juive particulièrement importante s’est développée à Vilnius. Du 16e siècle jusqu’à l’arrivée des nazis, elle représentait 40 % de la population. A telle enseigne que la ville était surnommée « la Jérusalem du Nord. »

¤¤¤ Il y avait plus de 100 synagogues ou maisons de prières à Vilnius avant la Shoah. La grande Synagogue, par sa taille et sa splendeur dépassant toutes les synagogues construites à l’époque. gravement endommagée pendant les bombardements des nazis, fut rasee par le soviétiques.

Pratiquement exterminée dans son ensemble par les nazis puis par les soviétiques, elle se reconstitue très timidement depuis 1989.


Itinéraire de mémoire
.
Seule une synagogue sobre et modeste, la « Synagogue chorale » a survécu aux destructions diverses. De style néo-mauresque, inaugurée en 1903, elle comprend une galerie pour les femmes et un espace pour le chœur. Des chanteurs de renommée mondiale provenant de Vilnius, y ont chanté. Toujours en activité, on y célèbre des offices mais seuls quelques fidèles y participent.

Les lieux de culte ou de réunion, les centres administratifs et les écoles religieuses ont bien évidemment disparu. Mais les rues du ghetto permettent d’imaginer ce que fut la présence juive à Vilnius. Un parcours à travers la ville, ponctué d’une vingtaine de sites de mémoire, est proposé par l’Office de Tourisme.


  << Rubrique Précédente   |   Rubrique Suivante >>

Travel now

Le Guide du Routard
  Pourquoi Vilnius   |   Mythes fondateurs   |   Charme de la vieille ville   |   Patrimoine civil   |   Patrimoine religieux   |   Infos pratiques