| Troyes la médiévale 2 fois ressuscitée |
Belle histoire |
|
| A choisir si vous aimez …. |
.
. Les villes médiévales
. L’art et l’histoire
. Les hôtels de charme
. Les bonnes tables
. Le shopping futé
|
| Belle histoire |
|
A partir du 12e siècle, Troyes est une ville de grandes foires. Les Comtes de Champagne instituent la police des marchés et le « conduit des foires » qui doivent assurer la sécurité des marchands et des acheteurs. Parmi les grandes foires annuelles qui ponctuent l’année, deux se déroulent à Troyes.
Ces foires font très vite la richesse de la ville qui se développe autour de l’Eglise St Jean-au- Marché. Ses habitants, riches commerçants, se font construire, pendant tout le moyen-âge des maisons de belle architecture.
Façades à pans de bois avec encorbellements, médaillons et « corbeaux » souvent sculptés. Tourelles décorées ou pignons protégés par des tuiles de bois : tout l’art architectural de l’époque est ici représenté.
En 1524, catastrophe. Un incendie détruit une grande partie de la ville. Mais les troyens ne baissent pas les bras. A partir de 1530, ils décident de tout reconstruire ... à l’identique.
|
| Première résurrection |
Etonnant. Alors que partout en Europe le style Renaissance commence à s’implanter on reconstruit toutes les demeures, simples ou somptueuses, comme elles l’étaient au moyen-âge. Mais avec des techniques « modernes » du 16 e siècle.
Pour éviter un autre incendie on prend peu à peu la précaution de recouvrir les superbes façades, toujours en pans de bois, d’un enduit gris. Sous Sully et Colbert des crépis les recouvrent encore plus complètement toujours pour les protéger.
Et le cœur historique de Troyes est effectivement protégé. Mais très laid. L’architecture médiévale ressuscitée après l’incendie reste une « belle endormie » sous son masque grisâtre.
|
| Deuxième résurrection |
En 1964, comme dans un conte de fées, la loi Malraux lui rend sa beauté d’origine. Elle devient ville pilote pour la mise en place d’un secteur sauvegardé. Il couvre 52 hectares c’est à dire toute la ville moyenâgeuse reconstruite en 1530.
Les façades sont débarrassées de leurs enduits et de leurs crépis. Les pans de bois restaurés, les sculptures remises en valeur et les cours intérieures, avec leurs escaliers « à l’italienne » aux rampes ouvragées, reprennent vie.
Les historiens, les architectes, les artistes travaillent sur des documents d’archives. Ils s’aperçoivent qu’à l’origine, la ville était toute en couleurs. Ses pans de bois étaient peints en ocre rouge, en bleu ou vert pastel, en rose ou en jaune pâle. Alors ils redonnent à Troyes non seulement ses lignes et ses volumes architecturaux mais aussi ses harmonies de tons doux et chauds.
Tout le centre historique, réunissant 400 maisons restaurées, constitue aujourd’hui un des ensembles les plus intéressants et les plus complets d’architecture médiévale, deux fois ressuscitée.
|
Rubrique Suivante >>
|