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Aix-en-Provence la charmeuse Points de repère

Pas fous ces romains
Installés d’abord sur le Plateau d’Entremont où se trouvait la capitale des celto-ligures, les romains en descendent en l’an 122 avant notre ère pour s’installer là où les sources murmurent.

Ils appellent leur nouvelle cité du nom de leur empereur « Les Eaux de Sextius » ou « Aquae Sextiae ». Promue colonie romaine la ville se développe rapidement et ses thermes deviennent célèbres.

Aujourd’hui

On peut admirer encore quelques vestiges de l’époque romaine :
¤ La colonne corinthienne qui se dresse toujours au milieu de la place de l’Hotel de Ville.
¤ les soubassement de la tour de l’horloge
¤ les vestiges d’une piscine thermale romaine récemment mis à jour

Mais le plus évocateur est sans doute la renaissance du rôle thermale d’Aix-en-Provence. Sur le site des anciens thermes romains, un nouvel établissement d’hydrothérapie « Les Thermes Sextius » a vu le jour. (voir rubrique « A faire »)

La ville chrétienne
L’arrivée du christianisme en Provence va donner à Aix un nouvel envol. Dès le début du Ve siècle, elle devient évêché puis bientôt archevêché. C’est à dire qu’elle commande toute la province ecclésiastique et joue un rôle de capitale.

Les plus anciennes églises de la ville possèdent toutes encore des vestiges de cette éqoque. En particulier la Cathédrale dont les fonds baptismaux témoignent des baptêmes de catéchumènes.

La ville Comtale
En 1181 Aix devient la résidence des comtes de Provence. Elle se développe autour de trois centres :
¤ La Cathédrale Saint-Sauveur
¤ Les Palais comptal
¤ Les nouveaux quartiers d’artisans et de marchands

Au début du XVe siècle, la ville comtale se dote d’une université puis, sous la houlette du fameux Roi René d’une administration centrale puissante. La création artistique s’y développe.

Après ce règne éblouissant, c’est la catastrophe : la Provence perd son indépendance : elle est rattachée au royaume de France. Les Aixois font de la résistance … passive. Plus rien d’important ne se passe pendant près de deux siècles


Les siècles d’or
Avec l’arrivée de Louis XIV, la ville rentre en grâce. Le roi la visite, les courtisans se pressent. Le pouvoir judiciaire et le pouvoir religieux s’y épanouissent à nouveau.

Entre XVIIe et XVIIIe siècles Aix se développe et s’enrichit. Les nouveaux notables, les avocats, les magistrats tous comme les aristocrates quittent la « vieille ville ». Ils passent de l’autre côté des anciens remparts qu’on abat pour y créer un « Cours à carrosses » qui deviendra Cours Mirabeau.

Le nouveau quartier, au sud du fameux Cours, porte le nom de son…. « promoteur » : Mazarin, frère du Cardinal.

Les fondations religieuses profitent aussi de cet enrichissement et se développent. Elles sont pour la plupart hospitalières ou enseignantes

Sommeils et rebonds
Mais le XIXe siècle industriel ne fait pas l’affaire de la ville. Elle se drape dans sa dignité et bouge à peine. Puis, au milieu du XXe siècle, nouveau rebond : la population augmente, l’économie redevient florissante.

L’Université d’Aix s’agrandit et la vie culturelle explose. Le centre ancien de la ville est peu à peu réhabilité et le Festival d’Art Lyrique devient un must pour les mélomanes.


Du présent au futur
Aujourd’hui une nouvelle étape architecturale prend forme à l’ouest de la ville. Prolongeant le Cours Mirabeau, les Allées Provençales bordées de boutiques aux enseignes prestigieuses, forme l’épine dorsale du nouveau quartier.

Elles mènent vers des monuments contemporains déjà mythiques : Grand Théatre, Pavillon Noir consacré à la danse, Cité du Livre et Bibliothèque Méjanes qui constituent un nouveau pôle culturel pour la ville.


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